Voyager 1 approche un jour-lumière de la Terre
· Rédaction BehindLines
La NASA annonce le prochain repère du voyage de Voyager 1 : selon sa page consacrée au jour-lumière, la sonde devrait se trouver à un jour-lumière de la Terre le 18 novembre. Dans son programme astronomique publié le 2 novembre, l’agence met en avant cette étape attendue pour l’objet fabriqué par l’être humain qui s’est aventuré le plus loin. Cela représente environ 25,9 milliards de kilomètres.
Un jour-lumière désigne une distance : celle que parcourt la lumière en vingt-quatre heures. Les communications radio suivent la même règle. À cette distance, une commande envoyée depuis la Terre mettra environ une journée à parvenir à Voyager 1. Le signal de retour demandera autant de temps : la propagation radio représentera donc environ deux jours pour un aller-retour, auxquels pourront s’ajouter les délais de traitement et de planification.
Lancée en 1977, Voyager 1 traverse déjà l’espace interstellaire. Elle a franchi en 2012 l’héliopause, la limite de la région dominée par le vent solaire. Le repère de novembre mesure son éloignement de la Terre.
Pour maintenir les observations, les ingénieurs doivent composer avec une alimentation électrique qui diminue. Début septembre, ils ont désactivé trois équipements et activé trois solutions consommant moins d’énergie. Ces changements devaient être simultanés pour préserver la répartition de la chaleur. Selon le bilan publié par la NASA le 29 octobre, cette économie doit permettre de conserver les instruments scientifiques plus longtemps.
La mission reste exposée aux incidents. Le réseau de communication de la NASA n’a pas détecté son signal lors de deux rendez-vous les 18 et 19 octobre. Il est réapparu le 20. Les ingénieurs ont constaté le passage automatique à des propulseurs de secours ; la cause de l’interruption demeurait à l’étude dans ce bilan.
Dans son programme de novembre, l’agence associe également ce repère à une activité participative destinée au public. Ce rendez-vous est distinct du franchissement, qui reste annoncé. À l’approche de ses cinquante ans, la mission rend ainsi très concrète une contrainte de l’exploration lointaine : les informations voyagent vite, mais leur aller-retour peut prendre environ deux jours.