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Swift : la rentrée est attendue le 4 novembre, ses données restent

· Rédaction BehindLines

L’observatoire spatial Neil Gehrels Swift ne fait plus d’observations, mais ses données restent. Selon la NASA, il devrait rentrer dans l’atmosphère mercredi 4 novembre. Mise à jour le 3 novembre : dans les sources consultées ce jour-là, aucune rentrée n’est encore constatée.

Une rentrée attendue, pas encore constatée

Dans son billet du 2 novembre, la NASA écrit que Swift doit rentrer dans l’atmosphère le 4 novembre. La Force spatiale américaine l’estimait, lundi, à environ 3 h 30 du matin, heure de la côte Est (EST), soit 8 h 30 UTC, avec une incertitude de 11 heures. La NASA précise que la Force spatiale et elle continueront de suivre la rentrée et d’actualiser les prévisions, publiées sur le blog de la mission.

Cette heure est une estimation, pas un constat. D’autres organismes publient des prévisions différentes, et la date comme l’heure peuvent encore bouger. Cet article sera complété quand la NASA aura confirmé la rentrée.

Un risque jugé faible

La NASA décrit le risque pour quiconque sur Terre comme improbable, environ 1 sur 2 100. L’engin pèse près de 1 450 kilos (environ 3 200 livres). L’agence s’attend à ce que l’essentiel brûle pendant la descente, mais certains éléments pourraient survivre. En raison de l’orbite peu inclinée de Swift, les fragments éventuels ne pourraient retomber qu’entre 20,6° de latitude sud et 20,6° de latitude nord.

Comment la mission s’est arrêtée

Selon le journal de mission du 23 octobre, l’activité solaire a renforcé le freinage atmosphérique et Swift a perdu de l’altitude. Le projet commercial destiné à rehausser son orbite n’a pas abouti. Le 20 octobre, à environ 275 kilomètres d’altitude, l’engin est passé en mode de sécurité ; l’équipe au sol a ensuite envoyé la commande mettant fin aux opérations.

Une archive qui continue de servir

Lancé le 20 novembre 2004 pour une mission principale de deux ans, Swift a servi près de vingt-deux ans. Il repérait les sursauts gamma, transmettait leur position et orientait ses instruments à rayons X et ultraviolet-optique vers la même région. Le bilan de la NASA évoque plus de 2 000 sursauts observés et plus de 1,5 million d’images ultraviolettes et optiques. Ces archives restent ouvertes à de nouvelles analyses, même si le satellite ne produira plus de mesures.

Sources