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Des ondes pour chercher les textes cachés dans les reliures

· Rédaction BehindLines

Des fragments de manuscrits peuvent rester cachés dans les couvertures d’autres livres. Georgia Tech présente le 30 octobre un projet qui cherche à les repérer sans démonter les reliures. L’équipe de David Citrin travaille avec Leor Jacobi, de l’université Bar-Ilan, sur une technique d’imagerie utilisant des ondes térahertz, situées entre les micro-ondes et l’infrarouge.

Des feuilles anciennes ont servi à fabriquer des couvertures : ce réemploi intéresse les historiens. L’annonce décrit toutefois une recherche en développement, sans bibliothèque médiévale déjà déchiffrée automatiquement.

Un travail méthodologique de l’équipe aide à comprendre cette différence. Le résumé de leur article dans Data in Brief décrit des échantillons contemporains : du papier de copie ordinaire portant des motifs ou des caractères sur les deux faces. Les chercheurs ont utilisé plusieurs matériaux d’écriture ou d’impression, dont une encre ferro-gallique, d’un type historique, et du graphite, afin de constituer des données de référence.

Chaque mesure est associée à une catégorie indiquant où se trouve l’encre : devant, derrière, des deux côtés ou nulle part. Un réseau neuronal sert de modèle de départ pour classer les signaux. Il s’agit donc d’identifier une présence et sa position, ce qui ne revient pas encore à comprendre le sens d’un texte.

Le passage aux reliures historiques reste une autre étape. Selon Georgia Tech, certaines reliures médiévales en carton peuvent contenir jusqu’à vingt feuilles recyclées, alors que les essais décrits portent sur une feuille écrite des deux côtés et sur deux feuilles superposées. Leur épaisseur et leur vieillissement compliquent le problème. Repérer des caractères pourrait déjà aider à choisir les volumes à étudier de plus près, même sans lire toutes les phrases. La perspective est celle d’un outil de repérage pour les archives ; ses performances sur ces objets anciens restent à établir.

Sources