Le pétrole recule avant une semaine chargée pour les banques centrales
· Rédaction BehindLines
Les cours du pétrole ont reculé lundi 26 octobre en Asie, après une semaine de forte hausse. Selon une dépêche Reuters publiée par Business Recorder, le baril de Brent cédait 2,21 dollars, soit 1,89 %, à 114,51 dollars vers 4 h 26 GMT, et le brut américain WTI perdait 2,23 dollars, à 101,04 dollars. Vendredi, d'après CNBC, le Brent avait clôturé à 116,72 dollars, son plus haut niveau de clôture depuis avril, et le WTI à 103,27 dollars.
Ce repli tient d'abord à la diplomatie. Des médiateurs qataris se sont rendus dimanche à Téhéran pour tenter de faire baisser les tensions régionales, en coordination avec les États-Unis, selon un responsable cité par Reuters. Mais les risques sur l'offre restent présents : les Houthis, soutenus par l'Iran, ont affirmé avoir frappé samedi un aéroport et des installations pétrolières en Arabie saoudite, et Riyad a indiqué dimanche avoir intercepté de nouveaux missiles et drones. L'analyste Vandana Hari, de Vanda Insights, s'attend à une volatilité durable, avec des risques orientés à la hausse.
La semaine s'annonce dense pour la politique monétaire. La Réserve fédérale américaine se prononce mercredi, la Banque centrale européenne jeudi et la Banque du Japon vendredi. Les trois devraient laisser leurs taux inchangés, rapporte Reuters via MarketScreener, tandis que les marchés envisagent des hausses de la part de la Banque du Canada et de la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande. Aux États-Unis, les contrats à terme sur les fonds fédéraux attribuaient environ 90 % de chances à un statu quo dans la fourchette de 3,75 % à 4 %, mais Bank of America prévoit une hausse d'un quart de point, selon CNBC.
Sur le marché des changes, l'indice du dollar évoluait autour de 101,6, le yen vers 156,9 pour un dollar et l'euro près de 1,122 dollar. La baisse du pétrole et le recul des rendements des emprunts d'État américains pesaient sur le billet vert. À Wall Street, les contrats à terme progressaient dimanche soir après une semaine perdante pour le S&P 500, qui avait fini vendredi à 7 623,68 points. Près de 44 % des sociétés de cet indice publient leurs résultats cette semaine, dont Microsoft, Alphabet et Amazon.
Pour les ménages et les entreprises, l'enjeu est concret : un baril durablement au-dessus de 100 dollars renchérit les carburants et le transport, et peut inciter les banques centrales à maintenir des taux élevés. Les signaux donnés par leurs dirigeants cette semaine compteront autant que les décisions elles-mêmes, selon des analystes cités par Reuters.