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Michigan : le moral stable masque des avis divergents

· Rédaction BehindLines

Le moral des consommateurs américains a peu changé en octobre, selon les résultats définitifs de l'enquête de l'Université du Michigan publiés le 23 octobre. Le tableau de référence fixe l'indice à 48,0, contre 48,1 en septembre et 53,6 en octobre 2025. La quasi-stabilité sur un mois laisse donc subsister un écart avec l'année précédente.

Le compte rendu de l'ABA Banking Journal présente les mêmes résultats : un recul mensuel de 0,2 % et annuel de 10,4 %. Ces pourcentages décrivent les variations de l'indice. Ils ne signifient pas que 48 % des Américains seraient confiants, ni que les dépenses des ménages auraient diminué dans les mêmes proportions.

Les deux composantes vont dans des directions différentes. L'évaluation des conditions économiques actuelles descend à 46,7, après 50,9 en septembre. L'indice des attentes monte à 48,8, contre 46,3 un mois plus tôt. L'ABA résume ces mouvements par une baisse de 8,3 % pour la première mesure et une hausse de 5,4 % pour la seconde. L'agrégat presque inchangé masque ainsi des appréciations distinctes du présent et de l'avenir.

Dans son communiqué, l'université explique que le pouvoir d'achat reste au centre des préoccupations. La directrice de l'enquête, Joanne Hsu, relie la dégradation des conditions d'achat de biens durables aux taux d'intérêt élevés et aux inquiétudes sur leur accessibilité. Cette analyse est celle de l'équipe responsable de l'enquête ; elle ne constitue pas une mesure directe des achats effectivement réalisés.

Le communiqué rappelle aussi la prudence statistique nécessaire. Pour l'indice global, le changement mensuel minimal requis pour être significatif au seuil de 95 % est de 4,8 points. Une différence de 0,1 point entre septembre et octobre appelle donc une lecture mesurée, sans transformer un mouvement infime en rupture de tendance.

Ces résultats portent sur les réponses recueillies en octobre. Ils éclairent les perceptions des ménages, sans annoncer une décision de la Réserve fédérale ni établir à eux seuls la trajectoire future de la consommation.

Sources