BehindLines

Sur Mars, Perseverance mesure la poussière collée aux matériaux

· Rédaction BehindLines

Des morceaux de matériaux pour combinaisons spatiales voyagent sur Perseverance depuis le départ du rover. Ils permettent aujourd’hui d’étudier la poussière qui s’accroche aux surfaces sur Mars. Une recherche présentée les 26 et 29 octobre par la NASA et l’université Washington à Saint-Louis examine notamment des grains extrêmement petits.

Ces échantillons ont une histoire distincte de la recherche de traces de vie. Avant le lancement de 2020, le Jet Propulsion Laboratory expliquait qu’ils serviraient à étudier l’effet du milieu martien, notamment du rayonnement, sur ces matériaux. Ils sont placés sur la cible d’étalonnage de SHERLOC, qui sert à vérifier les réglages de cet instrument. Présentation initiale du JPL.

L’analyse récente exploite PIXL, le spectromètre à rayons X du rover, sur sa propre cible et sur les échantillons de SHERLOC. D’après la NASA, les dimensions estimées des grains descendent jusqu’à environ 100 nanomètres selon les surfaces. Annonce de la NASA.

Selon WashU, Scott VanBommel, auteur principal de l’article, a développé une méthode pour estimer la taille de chaque particule. Les matériaux avaient peu d’usure visible au moment des observations analysées, après 1 645 jours martiens. Cette observation de leur état ne suffit toutefois pas à évaluer tous les problèmes que poserait la poussière à une mission habitée. Présentation universitaire du 29 octobre.

Pour la coauteure Abigail Knight, les propriétés électrostatiques de la poussière martienne expliquent probablement qu’elle adhère davantage à certaines surfaces. Selon VanBommel, les ingénieurs devront tenir compte de ces particules ultrafines pour concevoir habitats, combinaisons et filtres à air. La question concerne donc les matériaux, les filtres et les procédures permettant de limiter le transport de la poussière vers un habitat.

Le rover fournit des mesures dans le milieu réel, mais aucun astronaute n’a été exposé dans cette expérience. Évaluer un risque pour une personne demanderait aussi de connaître la quantité de poussière et la durée du contact. Le résultat prépare donc des essais et des choix d’ingénierie ; il ne certifie pas la sécurité d’une combinaison ou d’un habitat.

Sources