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Gaza : faute de fonds, le PAM retire son aide à 500 000 personnes

· Rédaction BehindLines

Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a annoncé lundi 19 octobre qu'il réduisait d'environ un tiers son aide à la bande de Gaza. Le nombre de personnes soutenues chaque mois passe de 1,6 million à 1,1 million : un demi-million d'habitants perdent ce soutien à l'approche de l'hiver. L'agence explique ne plus disposer des fonds nécessaires.

Moins de repas, moins de colis

D'après la BBC, les cuisines communautaires serviront 150 000 repas chauds par jour au lieu de 250 000, et les familles des zones difficiles d'accès, près de la « ligne jaune » qui marque la zone sous contrôle militaire israélien, n'en recevront plus qu'un tous les deux jours. Les distributions de farine et de colis tomberont de 1,1 million à 600 000 bénéficiaires par mois, et les familles qui recevaient deux colis n'en auront plus qu'un. Les aides en argent pour acheter au marché avaient déjà été réduites depuis juillet.

Un financement divisé par deux

Le PAM a reçu en 2026 moins de la moitié des fonds habituels pour ses opérations palestiniennes. Il estime avoir besoin de 450 millions de dollars pour maintenir ses activités essentielles à Gaza et en Cisjordanie pendant six mois. Son directeur pour la Palestine, Shaun Hughes, insiste : la réduction tient au budget, pas à une baisse des besoins ni à un problème d'accès. Le Guardian relie cette pénurie à la quasi-disparition de l'agence américaine USAID et aux coupes d'autres donateurs.

Des progrès fragiles

Un an après le cessez-le-feu, la famine déclarée à l'été 2025 a reculé, mais la reconstruction n'a pas commencé. Plus de 80 % des habitants sont sans emploi, selon les données de l'ONU citées par les deux médias britanniques, et la plupart dépendent des distributions pour manger. Dans une projection publiée en juillet pour la période juillet-décembre 2026, les experts de l'IPC estimaient que 1,4 million de personnes seraient confrontées à une insécurité alimentaire aiguë de niveau crise ou pire. DW rapporte par ailleurs que 200 000 personnes vivent dans des conditions d'urgence. Ces niveaux ne valent pas déclaration de famine. L'autorité israélienne chargée des territoires, le COGAT, conteste ce constat et affirme que l'aide entrant dans l'enclave dépasse la demande.

Sources