BehindLines

SpaceX dit avoir bouclé 40 milliards de dette pour des puces d'IA

· Rédaction BehindLines

Elon Musk a affirmé dimanche 25 octobre, sur son réseau X, que SpaceX avait finalisé un emprunt de 40 milliards de dollars destiné à l'achat de processeurs graphiques (GPU) pour l'intelligence artificielle. Selon la dépêche de Reuters reprise par The Star, le dirigeant attribue ce résultat à la bonne notation de crédit de l'entreprise et aux recettes qu'elle tire de Starlink et des lancements de fusées.

D'après le message cité par Reuters, il s'agit surtout d'une dette remboursable par anticipation, liée à des livraisons de puces attendues aux premier et deuxième trimestres, et sans effet notable sur le trimestre en cours. Le sens exact du mot « bouclé » reste flou. Bloomberg, qui cite des personnes au fait du dossier, indique que les discussions sur le prix de cette dette se poursuivaient. CNBC rapporte la même annonce ; l'identité des prêteurs, le taux et l'échéance n'ont pas été rendus publics.

Plus tôt, Reuters avait fait état de discussions entre SpaceX, des banques et des gestionnaires d'actifs pour réunir cette somme afin d'acheter des puces Nvidia. Elon Musk, lui, n'a pas nommé de fournisseur dans ses messages.

Le dirigeant a aussi lancé un avertissement au secteur. Selon lui, les marchés obligataires se sont presque fermés aux entreprises qui ne disposent pas de revenus importants en dehors des centres de données d'IA. Il vise les « neoclouds », ces sociétés qui louent de la puissance de calcul sur GPU, et prévoit parmi elles des regroupements et des faillites. Il a ajouté que SpaceX n'avait aucune intention d'en racheter.

Ce que cela change : l'annonce illustre le coût croissant de la course au calcul. Construire des capacités d'IA suppose d'acheter des puces très chères bien avant qu'elles ne rapportent, et ces achats sont souvent financés à crédit. Une entreprise adossée à des revenus réguliers, comme ceux d'un service d'accès à internet par satellite, peut emprunter plus facilement qu'un acteur dont toute l'activité dépend de la location de GPU.

Pour les prêteurs, l'enjeu est d'estimer ce que valent ces puces comme garantie, alors que chaque génération est vite dépassée. Pour les clients des neoclouds, souvent des développeurs de modèles ou des start-up, une vague de consolidation pourrait modifier les prix et la quantité de calcul disponible. Tant que les conditions du financement ne sont pas publiées, l'opération reste connue surtout par les déclarations de son principal intéressé, sans confirmation détaillée des banques concernées.

Sources