G20 d'Atlanta : les chefs de la diplomatie se séparent sans consensus
· Rédaction BehindLines
Les ministres des Affaires étrangères du G20 ont terminé le samedi 31 octobre 2026 à Atlanta deux jours de discussions sans consensus sur plusieurs dossiers de sécurité. Aucun communiqué commun n'a été publié : le secrétaire d'État américain Marco Rubio a diffusé une déclaration de la présidence, qui énumère des priorités sans annoncer d'accord, selon CNBC et PBS (source AP).
Un constat sans détour
« Je ne prétendrai pas que nous sommes près de trouver des solutions universellement acceptées à ces problèmes », a déclaré Rubio. Des diplomates cités par CNBC expliquent qu'une déclaration de la présidence était prévue de longue date, vu les divergences : guerre de la Russie en Ukraine, guerre américano-israélienne contre l'Iran, droits de douane américains, actions chinoises en mer de Chine méridionale. Selon PBS, Rubio avait jugé la première journée « très productive », avec des avancées sur les chaînes d'approvisionnement et les minerais critiques.
La Russie au centre des tensions
Le ministre russe Sergueï Lavrov était présent. Rubio a annulé la traditionnelle photo de famille après que des diplomates européens se sont opposés à la présence de Lavrov et ont menacé de la boycotter. Selon les deux médias, Moscou est resté inflexible sur l'Ukraine et s'oppose à l'adhésion de la Pologne au G20 ; Lavrov a dit que la Russie n'accepterait pas que l'Ukraine représente une « menace militaire pour les intérêts de sécurité légitimes de la Fédération de Russie ». Le Polonais Radosław Sikorski, invité pour la première fois, ne s'est pas dit surpris de l'absence de consensus. Washington n'avait pas invité l'Afrique du Sud, malgré les objections d'autres membres.
Navigation, Ormuz et Moyen-Orient
Une session consacrée à la liberté de navigation a couvert le détroit d'Ormuz, la mer Rouge, la mer Noire et la mer de Chine méridionale. Rubio a écrit sur X que les routes commerciales, dont Ormuz et Bab al-Mandeb, devaient rester sûres et ouvertes. Selon l'AP, reprise par CNBC et PBS, des responsables américains ont dit aux pays de la région de se préparer à d'éventuelles nouvelles frappes contre l'Iran après les élections américaines de mardi.
En marge de la réunion
Vendredi, Rubio a rencontré le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Faisal ben Farhane, et le Turc Hakan Fidan, dont le pays est un médiateur clé. Samedi, il s'est entretenu avec ses homologues d'Australie, d'Inde et du Japon. Les participants se sont engagés à réduire leurs différends et à faire du sommet des dirigeants, prévu en décembre dans le club de golf de Donald Trump près de Miami, un succès. La présence de Vladimir Poutine reste incertaine.