On parle souvent de l’IA comme d’un duel d’algorithmes. En réalité, le pouvoir se situe ailleurs : l’infrastructure. Calcul (GPU), énergie, centres de données, cloud, données, et accès aux talents. Sans ça, pas d’IA à grande échelle.
1) Calcul : les puces avancées sont devenues un enjeu géopolitique. Les restrictions d’exportation ne visent pas “l’IA” en tant que concept, elles visent la capacité à l’entraîner et la déployer.
2) Énergie : l’IA consomme. Les États qui sécurisent une énergie stable et bon marché gagnent un avantage.
3) Données : la donnée n’est pas infinie, surtout la donnée de qualité. Les entreprises qui contrôlent des plateformes contrôlent des flux.
4) Cloud : déployer l’IA à l’échelle dépend d’infrastructures dominées par quelques acteurs.
Conclusion : les États ne cherchent pas seulement à “réguler l’IA”. Ils cherchent à ne pas dépendre d’infrastructures étrangères. L’IA devient une question de souveraineté, au même titre que l’énergie ou la défense.