Dans l’écosystème médiatique actuel, une image choc peut dominer l’opinion plus longtemps qu’un rapport officiel. Les réseaux sociaux favorisent l’émotion immédiate : indignation, empathie, colère, parfois avant toute vérification.
Cette dynamique ne crée pas la propagande, mais elle facilite la manipulation : sorties de contexte, montage, séquences tronquées. Le public n’est pas “bête” — il est bombardé, et l’attention est devenue rare.
Le défi n’est pas d’empêcher l’émotion. C’est de reconstruire un réflexe : contexte, source, comparaison, et temporalité.