Wall Street s’envole après les midterms, le pétrole chute de plus de 8 %
· Rédaction BehindLines
Wall Street a nettement progressé mercredi 4 novembre, au lendemain de la victoire des démocrates au Congrès, tandis que le pétrole reculait fortement. Le Dow Jones a connu sa meilleure séance depuis avril 2025.
Selon CNBC, l'indice a gagné 1 569,40 points (3,03 %) pour finir à 53 356,12 points, sa meilleure journée depuis le 9 avril 2025 et sa première clôture au-dessus de 53 000 depuis le 8 septembre. Le S&P 500 a pris 1,58 %, à 7 688,62 points, et le Nasdaq Composite 1,44 %, à 25 736,51 points. CBS News décrit un Dow en hausse de près de 1 600 points, soit son plus fort gain de l'année, et un Nasdaq en progression de 1,4 %.
Le pétrole a été l'autre grand mouvement : CNBC indique que le brut américain a reculé de plus de 8 % et que le Brent s'échangeait lui aussi plus de 8 % plus bas en séance. À l'ouverture, Al Jazeera notait un Brent en baisse de 3,09 %, à 100,40 dollars, et relevait que les investisseurs guettaient une fin des guerres en Iran et en Ukraine, au milieu d'informations sur d'éventuelles discussions. Les chiffres varient donc selon l'heure de la séance.
Les analystes cités par CBS voient surtout un soulagement. Adam Crisafulli (Vital Knowledge) dit que les investisseurs étaient rassurés de voir le scrutin terminé. Stephen Brown (Capital Economics) estime que le nouveau rapport de forces change peu les perspectives à court terme, les démocrates n'ayant pas de majorité à l'épreuve de l'obstruction au Sénat et Donald Trump gardant son droit de veto. Les gagnants incluent, selon CBS, le solaire, les magasins à bas prix et les propriétaires d'hôpitaux ; les perdants, Trump Media (près de -25 %), SpaceX (-3,8 %) et Tesla (-3,3 %). Nvidia a cédé 3 % selon CNBC, et Dan Ives (Yorkville Ives) estime que « 10 % des centres de données ne se feront pas désormais », d'après Al Jazeera.
Reste inconnu si ce mouvement durera : Wells Fargo Investment Institute, cité par CBS, rappelle que croissance, inflation, taux et résultats d'entreprises pèsent historiquement davantage sur les marchés que la couleur politique du Congrès.