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Ultrasons et psychose : un signal à confirmer chez dix personnes

· Rédaction BehindLines

Une petite étude publiée le 20 octobre dans npj Acoustics explore une piste expérimentale pour atténuer certains symptômes de psychose. L'équipe de NYU Langone a testé une stimulation cérébrale par ultrasons chez dix personnes atteintes de schizophrénie ou de trouble schizoaffectif, qui présentaient des symptômes persistants. Six prenaient un antipsychotique à dose stable et quatre n'en prenaient pas pendant l'étude, selon l'article scientifique.

Chaque participant a reçu deux séances, espacées d'une semaine : une stimulation active et une séance simulée. Leur ordre était tiré au sort. Les participants et les évaluateurs des symptômes ignoraient quelle séance était active, précise l'établissement. Cette comparaison au sein des mêmes personnes vise à distinguer l'effet de la stimulation de celui des attentes ou du déroulement de la séance.

Une cible profonde et une mesure limitée

La séance active durait dix minutes. Guidés par une imagerie du cerveau, les chercheurs visaient une région profonde, le globus pallidus interne droit. L'article scientifique décrit un essai pilote croisé avec une condition simulée : il ne s'agit ni d'une étude à grande échelle ni d'un traitement déjà validé pour un usage courant.

Selon NYU, les scores cliniques mesurant les idées délirantes ont diminué en moyenne de 1,2 point après la stimulation active, contre une augmentation de 0,4 point après la séance simulée. Ce sont des variations sur une échelle d'évaluation, pas un pourcentage de guérison. Les effets indésirables rapportés étaient transitoires et légers, sans différence entre les deux conditions.

Ce que ce premier essai ne démontre pas

Avec dix participants, un signal favorable appelle une confirmation sur des groupes plus importants. Il reste notamment à établir la durée du bénéfice, l'effet de séances répétées et la sécurité à plus long terme. Les auteurs indiquent eux-mêmes que ces questions nécessitent d'autres recherches.

L'intérêt est donc de tester une manière précise d'agir sur un circuit cérébral, avec une comparaison contrôlée. Ces résultats préliminaires ne justifient pas de remplacer un médicament prescrit ni de modifier une prise en charge. Ils ouvrent une question de recherche, sans apporter encore de solution thérapeutique démontrée.

Sources