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OpenAI : un ingénieur inculpé pour un micro caché en salle de réunion

· Rédaction BehindLines

Un ingénieur d'OpenAI, ressortissant saoudien de 35 ans, a été inculpé par la justice fédérale américaine pour
avoir dissimulé un enregistreur dans une salle de réunion de la direction, dans les locaux de San Francisco. Il
est poursuivi pour avoir utilisé, ou tenté d'utiliser, un appareil destiné à intercepter des conversations. Il a
comparu mardi devant un tribunal ; il reste présumé innocent, et l'on ignore s'il a un avocat, précise la BBC. Il
encourt jusqu'à cinq ans de prison et 250 000 dollars d'amende.

Un enregistreur derrière un téléviseur

Selon la plainte pénale citée par la BBC et DW, l'appareil, chiffré et emballé dans du papier toilette, était
branché sur un port USB au dos d'un téléviseur. Des employés l'ont trouvé le 30 septembre, deux jours après son
installation présumée. Une caméra ajoutée ensuite dans la pièce aurait filmé le suspect revenu le vérifier le 5
octobre. Le même jour, selon les procureurs, un sac qu'il avait laissé ailleurs dans le bâtiment contenait ses
papiers et un second appareil semblable. Il a été arrêté vendredi dernier, d'après DW.

L'IA pour enquêter, et pour préparer

OpenAI affirme s'être servie de ses propres modèles pour analyser l'appareil et remonter jusqu'à l'employé,
depuis licencié, sans expliquer comment. L'entreprise dit n'avoir aucun indice d'un accès à ses poids de modèles,
à son code source ou aux données de ses clients, ni d'une fuite. Selon la plainte, le suspect aurait recherché des
lieux sensibles avec un outil de productivité. Un compte d'assistant conversationnel associé à son conjoint aurait
aussi servi à se renseigner sur la fabrication, le chiffrement et la dissimulation d'un enregistreur ; les
enquêteurs disent relever des identifiants communs avec le compte du suspect. Le directeur du FBI, Kash Patel,
évoque la volonté de capter des informations sur un produit d'IA de l'entreprise ; la plainte ne dit pas ce que le
suspect comptait faire des enregistrements, relève DW.

Une série de controverses

Pour le Guardian, l'affaire s'ajoute à plusieurs polémiques récentes : une assignation du procureur général de
Californie après des piratages menés par des agents autonomes, puis le renvoi, la semaine dernière, de trois
chercheurs en sécurité accusés d'avoir partagé des informations sensibles. L'enquête fédérale se poursuit.

Sources