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À Miami, la collection Berggruen dialogue avec les Amériques

· Rédaction BehindLines

Le calendrier annoncé par le Pérez Art Museum Miami place la collection Berggruen au cœur de sa saison d'automne. L'exposition consacrée à Picasso, Klee et Matisse est programmée du 29 octobre 2026 au 28 février 2027. Son principe dépasse le rassemblement de signatures célèbres : des œuvres européennes rencontrent des pièces de la collection du musée américain.

Une collection personnelle devenue point de rencontre

Dans son annonce, le musée de Miami présente près de 100 œuvres issues du Museum Berggruen de Berlin, de la collection de la famille Berggruen et de ses propres fonds. Cet ensemble n'est donc pas décrit comme un prêt provenant d'une seule collection.

Le marchand et collectionneur Heinz Berggruen, né en 1914 et mort en 2007, avait réuni ses œuvres pendant plus de quatre décennies. L'institution américaine souligne ses liens avec les artistes et les milieux littéraires du Paris d'après-guerre.

Peintures, dessins, sculptures, affiches, aquarelles et collages composent le parcours annoncé. Le musée indique réserver pour la première fois ses plus grandes salles entièrement à l'art moderne.

Relier les histoires de part et d'autre de l'Atlantique

La présentation publiée le 25 septembre par les Staatliche Museen zu Berlin précise l'autre versant du projet. Aux côtés de Picasso, Klee, Matisse, Giacometti, Cézanne et Braque, elle annonce un dialogue avec des œuvres de modernistes latino-américains conservées à Miami, notamment Diego Rivera, Joaquín Torres-García et Wifredo Lam.

L'institution berlinoise rattache cette rencontre aux migrations, aux échanges culturels et aux bouleversements historiques qui ont nourri l'art moderne. Elle rappelle aussi combien l'exil et les relations personnelles ont marqué la manière de collectionner de Berggruen.

Natalie Zimmer, pour Berlin, et Maritza M. Lacayo, pour Miami, assurent le commissariat. Les deux annonces émanent des organisateurs : elles exposent une intention et un calendrier. Elles ne permettent pas, à elles seules, de juger le parcours installé, de mesurer sa fréquentation ou d'attester son accueil par le public.

Sources