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Israël : les projections ne donnent de majorité à aucun des deux blocs

· Rédaction BehindLines

Le dépouillement des législatives israéliennes du 27 octobre ne faisait apparaître de majorité pour aucun des deux principaux blocs, selon les projections rapportées le 28 octobre. Le Times of Israel cite la commission électorale à 89,8 % des bulletins comptés : 53 sièges pour le camp de Benjamin Netanyahu, 48 pour celui de Gadi Eisenkot et 19 pour les partis majoritairement arabes.

Des projections à séparer du résultat définitif

Reuters, repris par MarketScreener, donnait la même répartition à un stade antérieur, proche de 86 % du dépouillement, en citant les trois grandes chaînes de télévision israéliennes. Les deux pourcentages décrivent donc des moments différents du comptage.

La Knesset compte 120 sièges et une majorité absolue en nécessite 61. Dans cette répartition provisoire, aucun des deux blocs ne peut atteindre seul ce seuil. Les sièges annoncés sont des projections issues d'un scrutin encore en cours de traitement, pas la composition définitive d'un gouvernement.

Les bulletins restant à vérifier comptent encore

Le Times of Israel explique que des bulletins sous double enveloppe restaient à dépouiller. Ils concernent notamment des militaires, des diplomates à l'étranger et des électeurs empêchés de voter dans leur bureau habituel. Leur vérification séparée sert à s'assurer qu'une personne n'a pas déjà voté ailleurs.

Il faut ainsi distinguer l'avancement du décompte, l'attribution finale des sièges et la formation d'une coalition. Aucun de ces trois résultats ne peut être déduit automatiquement du précédent.

Les alliances deviennent la question décisive

Reuters indique que Netanyahu doit rester chef du gouvernement intérimaire pendant que le président israélien choisit à qui confier la formation d'un exécutif. L'agence décrit les difficultés politiques que poserait à certains partenaires potentiels d'Eisenkot un soutien direct ou indirect des partis arabes.

Ces obstacles ne rendent pas un scénario certain. Être à la tête du premier bloc ne garantit pas de réunir une majorité, tandis qu'additionner des sièges sur le papier ne prouve pas qu'un accord politique existe. Les négociations et les résultats définitifs restent déterminants.

Sources