FOCUS Ukraine / Chine / Moyen-Orient

Ukraine : la bataille de l’attrition et le rôle clé de la défense aérienne

Le conflit en Ukraine est entré dans une logique d’attrition : chaque camp cherche à épuiser l’autre par la durée, les frappes et la pression sur les infrastructures. Dans ce cadre, la défense aérienne devient déterminante.

Les frappes sur l’énergie et les centres logistiques visent à réduire la capacité de l’Ukraine à soutenir l’effort de guerre. À l’inverse, les drones et missiles ukrainiens cherchent à atteindre la profondeur russe pour désorganiser la logistique.

Le facteur décisif à court terme pourrait être la continuité de l’aide occidentale et la capacité industrielle à fournir des systèmes et des munitions en quantité.

Chine : la stratégie de pression graduelle autour de Taïwan

Autour de Taïwan, Pékin privilégie une stratégie de pression graduelle plutôt qu’un choc frontal. Exercices militaires, aviation, signaux diplomatiques, sanctions ciblées : l’objectif est d’installer une nouvelle normalité.

Cette stratégie crée un coût permanent pour Taïwan et ses alliés, sans franchir un seuil qui déclencherait une réponse militaire directe. Elle teste aussi la fatigue politique des opinions occidentales.

Le risque majeur n’est pas seulement une invasion planifiée, mais un incident ou une escalade mal contrôlée dans un environnement saturé d’activité militaire.

Moyen-Orient : l’extension régionale comme menace permanente

Le conflit à Gaza a un effet de traction régionale : frontière libanaise, mer Rouge, Irak, Syrie. Même sans guerre généralisée, la région peut basculer par fragments, au gré d’attaques et de représailles.

Les acteurs régionaux jouent une partie complexe : dissuasion, pression intérieure, alliances, et posture face aux États-Unis. Le coût politique de l’inaction est élevé, mais le coût d’une escalade l’est aussi.

Le vrai danger est la multiplication des fronts périphériques, qui transforme une crise locale en instabilité régionale durable.

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